Centre de Première Intervention
Relancer les vocations et faire revivre l’amicale
Mardi 28 avril à 18h30, une réunion s’est tenue, à la salle du lavoir, autour du Centre de Première Intervention d’Eaux-Puiseaux, à l’initiative de Théo Hotte, chef de corps du CPI.
Deux objectifs principaux étaient au programme :
– relancer le recrutement de sapeurs-pompiers volontaires,
– redonner une dynamique à l’amicale des sapeurs-pompiers d’Eaux-Puiseaux.


Un CPI indispensable au village
Théo a d’abord rappelé le rôle essentiel d’un CPI dans une commune rurale.
En cas d’appel au 18, les pompiers du village peuvent intervenir rapidement, souvent dans les 10 à 15 premières minutes, avant l’arrivée des secours départementaux.
Sans CPI local, les délais d’intervention peuvent être bien plus longs, parfois autour de 25 à 35 minutes selon les situations.
Dans ces moments-là, chaque minute compte.
Le CPI intervient principalement pour :
– les secours à la personne,
– les départs de feu,
– les interventions diverses : arbre tombé, inondation, nid de frelons, aide ponctuelle…
Théo a également tenu à rassurer les personnes intéressées : l’engagement reste compatible avec une vie familiale et professionnelle. Le CPI d’Eaux-Puiseaux compte en moyenne moins d’une intervention par mois : 11 interventions en 2023, 8 en 2024 et 8 en 2025.
Un besoin urgent de renforcer l’équipe
Le contexte actuel appelle toutefois à réagir.
Après deux départs récents, le CPI ne compte plus officiellement que quatre pompiers actifs.
Ce nombre permet encore de fonctionner, mais il reste fragile. Pour conserver une vraie capacité d’intervention et maintenir la dynamique, le village a besoin de nouvelles volontés.
L’objectif n’est pas de recruter dix personnes d’un coup, mais déjà une à trois nouvelles recrues, motivées et disponibles.
Les formations sont gratuites et progressives. Il est possible de commencer par le secours à la personne, puis de se former ensuite, selon ses envies et ses possibilités, aux autres missions.
Un engagement utile, concret et local
Être pompier volontaire au CPI, ce n’est pas forcément partir sur de grosses interventions tous les week-ends. C’est avant tout être là, près de chez soi, pour apporter les premiers gestes, rassurer, guider les secours ou préparer le terrain.
C’est aussi une tradition forte dans nos villages : celle de l’entraide, de la proximité et du service rendu.
Le CPI dispose aujourd’hui d’un matériel sérieux :
sacs de premiers secours, tuyaux, échelles, matériel de tronçonnage, équipement contre les frelons, pompes, éclairage, bâches et cordages.
Faire revivre l’amicale
La seconde partie de la réunion était consacrée à l’amicale des sapeurs-pompiers d’Eaux-Puiseaux.
L’amicale a pour but d’entretenir les liens entre les membres du CPI, de soutenir son fonctionnement et d’organiser des activités culturelles ou récréatives. Elle peut accueillir des pompiers actifs, d’anciens pompiers, mais aussi des habitants souhaitant donner un peu de temps ou simplement soutenir cette mission.
Il a été rappelé que l’amicale ne se confond pas avec la commune : elle fonctionne comme une association, avec ses propres ressources, ses dons, ses éventuelles ventes ou subventions.
À l’issue des échanges, un nouveau bureau a été constitué afin de relancer son fonctionnement et de préparer une campagne de recrutement.
Une campagne à venir
Parmi les premières idées évoquées : la création d’un flyer d’information, une diffusion dans les boîtes aux lettres, puis éventuellement un porte-à-porte ciblé auprès des habitants susceptibles d’être intéressés.
L’idée est simple : expliquer clairement ce qu’est le CPI, démystifier l’engagement de pompier volontaire et rappeler que chacun peut, à son niveau, contribuer à préserver ce service de proximité.
Le CPI d’Eaux-Puiseaux fait partie de ces petites structures discrètes mais précieuses.
Pour qu’il continue à exister, il aura besoin de nouvelles énergies.